L’équipe du Top J reléguée en N1J ! Communiqué du Président et analyse du capitaine

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Communiqué du Président Claude Schmitt

Suite à la relégation de l’équipe du Top J en N1J, voici le communiqué du Président Claude Schmitt :

Après plus de 30 années en top jeunes, Philidor Mulhouse est relégué en cette triste pentecôte 2024 !

Le club perd son ADN. Cette sanction  sportive pressentie depuis plusieurs mois constitue un signal fort dans l’histoire du club aujourd’hui à un véritable tournant. On pourra toujours épiloguer sur les raisons de cette descente aux enfers, les responsabilités sont multiples et partagées en particulier la mienne, car je n’ai pas su infléchir à temps la dégradation dans notre fonctionnement.

Le club devra assumer ses responsabilités s’il veut rebondir. En effet, si nous maitrisions à merveille la culture de la victoire, il faudra maintenant intégrer la culture de l’échec qui pendant ses longues années ne faisait pas partie de notre quotidien.

Les joueurs ont lutté courageusement et je les en remercie mais la marche était visiblement trop haute.

 

Le président

Claude Schmitt

 

Analyse du capitaine Jean-Noël Riff : Clap de Fin pour le Top J

Suite à une saison mouvementée, le club est relégué en 2ème division (N1J). Au-delà de la déception après plus de 30 ans passés au plus haut niveau, il convient d’être honnête vis-à-vis de notre situation et, dans les conditions proposées, ce revers est plutôt logique.

L’équipe : debout de droite à gauche : Guillaume, entraîneur, Matteo, Kenzi, Yanis-Huy, Iris, Jean-Noël

Assis : Charles, Hani, Nahel, Noham et Kamil

Le week-end de poule basse

Concernant le week-end, les jeunes ont répondu présents et seuls quelques grains de sable nous ont empêchés de nous maintenir. Quatre nouveaux joueurs en fin de saison mettraient à genou n’importe quelle équipe, même si un peu de réussite nous aurait permis de gagner deux matchs supplémentaires.

Mulhouse – Le Vésinet : 4 – 8

Contre le Vésinet, pas grand-chose à dire : nous rentrons difficilement dans le match et les défaillances de Charles et Matteo coûtent cher, car nous aurions pu accrocher un match nul, mais pas plus.

Echecs 16 – Mulhouse : 6 – 6

Le lendemain contre Échecs 16, nous bénéficions d’un cadeau de nos adversaires qui s’installent mal chez les poussins : 2-0. Rapidement, Nahel prend le dessus sur son fort adversaire, Kenzi et Charles dominent, et même si Matteo se cabre dans une super position, Yanis-Huy va s’accrocher et Noham retourner une position difficile. Le match est quasiment gagné lorsque Kenzi, complètement gagnant, oublie une défense, tandis que Nahel, qui s’écroulait petit à petit, gaffe dans une position très facilement nulle. Match nul 6 – 6 et beaucoup de regrets, le match était plié.

Mulhouse – Créteil : 4 – 8

L’après-midi commence parfaitement : une très bonne combinaison pour Nahel, et une grosse domination de son frère Noham. Hani prend la mesure de son adversaire, Yanis-Huy est proche du gain, tout comme Charles et Kenzi. Malheureusement, acculé par le stress, Nahel va se précipiter et trouver le seul coup perdant, pendant que, petit à petit, les autres positions tournent en notre défaveur. Alors qu’une victoire large se dessinait, nous coulons vers la Nationale 1.

Hay Echess – Mulhouse : 8 – 8

Le match contre Hay chess sera anecdotique et permettra aux Poussins de montrer leurs progrès.

Lien vers les résultats et le classement

Analyse du Capitaine Jean-Noël

Le maintien n’est pas passé loin mais le manque d’expérience de notre arrière-garde cumulé à la petite forme de certains cadres sont des facteurs trop importants pour nous permettre de lutter. Les frères Hank, Hani et Kamil ont tout donné pendant 4 mois (entraînements supplémentaires et travail poussé) et si Hani a pu marquer un bon score (6/8), la marche restait trop grande pour l’ensemble.

Voici quelques pistes de réflexion pour expliquer ce revers.

Il faut rester honnête avec nous-mêmes, l’ensemble du club et leurs sympathisants, cette descente était inéluctable depuis la période Covid.

Manque de compétitions de haut niveau dans la région

Tout d’abord, la disparition passagère ou définitive de compétitions attractives et de haut niveau pénalise lourdement notre département/Région. Difficile pour les quelques meilleurs de progresser sans une pratique assidue. Si certains y arrivent, c’est uniquement grâce aux sacrifices et investissements de leurs parents. Cela a toujours été ainsi, mais il était encore possible il y a 7/8 ans de mettre un pied dans la machine avant de devoir s’expatrier.

Un vivier de joueurs insuffisant

Deuxième problématique : le manque de joueurs compétitifs dans un rayon de 100 km, qui ne nous permet ni de recruter, ni de nous confronter aux réalités du haut niveau. La région est sinistrée en termes de clubs, et même si certains sont repartis à la hausse, cela reste évidemment trop juste.

Des clubs parisiens surpuissants

C’est là où le top Jeunes, qui a ouvert grand ses portes aux clubs parisiens, est devenu une compétition hors de contrôle, dont le niveau a à la fois augmenté et surtout creusé les inégalités à l’intérieur de la France. Si certains ont suivi le rythme, ce n’est qu’à coup de recrues annuelles (soit dans des bassins plus grands, soit carrément en recrutant à l’autre bout de la France). Les Parisiens bénéficient à la fois d’un vivier énorme de joueurs qui ont tout le loisir de jouer tous les week-ends dans des compétitions relevées.

Une formation insuffisante

Notre politique de formation, de groupe, n’est clairement plus au niveau d’exigence et même si la présence d’Anna et des deux frères Aeschbacher nous aurait probablement assuré une place dans l’élite, notre équipe ne peut pas chaque année espérer la poule haute pour se maintenir. C’est une utopie de miser sa saison là-dessus.

Une baisse de la qualité de nos joueurs

Enfin, même si les effectifs du club sont en augmentation, la qualité globale est clairement en baisse. On pourra trouver toute sorte de raisons à cela, mais à mon avis, l’investissement obligatoire à la fois du staff et des joueurs mais surtout des parents n’est plus aussi grand et la pratique ne peut malheureusement pas être remplacée. Il est urgent que nos jeunes s’alignent sur d’autres compétitions que celles du club si l’on veut reprendre notre marche en avant.

Pour remonter, privilégier les opens ?

Pour la saison prochaine, la Nationale 1 n’aura pas la tête d’un enfer mais bien d’une très solide compétition où il faudra lutter férocement pour remonter. Mais si la remontée sera l’objectif, il faudra repenser également nos priorités, car le Top Jeunes actuel demande trop d’investissement pour un intérêt réduit : participer à des opens en suivant nos jeunes à la place de longs et fatigants déplacements, pour lutter dans un championnat qui ne ressemble plus à rien est une option tout à fait envisageable.

Une réflexion de fond à mener

Le comité et l’équipe d’entraîneurs se pencheront rapidement sur la question mais, que tout le monde se rassure, ce contre-temps n’a rien d’un drame ou d’un coup de massue, elle marque juste la fin d’une ère qui s’était déjà largement finie, Mulhouse restant l’un des derniers bastions (le dernier ?) imprenable.

Place à de nouveaux objectifs et de nouveaux défis !

 

Le coach

Jean-Noël Riff

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